13 octobre 2026

Roman : Les petits courages

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Les petits courages

Sabrina Delarue

Livre papier · 128 pages · 2026

Contemporain · Feel good

Écriture
Personnages

J'ai eu l'occasion, il y a peu, de découvrir au boulot ce roman au format papier. Comme il n'était pas épais et plutôt bien noté sur Babelio et consorts, je me suis dit : pourquoi pas ? Voilà une lecture rapide qui a l'air sympa, à bouquiner sur un ou deux trajets quotidiens, grand max, vu l'épaisseur... Et je l'ai traîné huit jours.

L'histoire, en quelques mots

L'histoire est celle de plusieurs protagonistes aux vies enchevêtrées les unes aux autres.

D'une jeune mère en deuil de son père, on passe à sa voisine d'en face, qui l'observe de sa fenêtre et qui pense que sa vie est parfaite. Cette même voisine remplace, en intérim, une secrétaire en arrêt maladie dont elle méprise gentiment l'immobilité professionnelle ; secrétaire qui est hospitalisée, donc, et a une fille qui est apprentie coiffeuse auprès de la première protagoniste, et ainsi de suite.

Mes impressions

Ce livre et moi, ça ne l'a pas fait très rapidement. Déjà, je n'ai pas trop aimé la plume, qui, à mon sens, tente de singer des manières de parler qui n'ont juste pas cours, quoi. Pourquoi la jeune secrétaire remplaçante, vraisemblablement issue de l'immigration, doit-elle parler une sorte d'argot digne des Tontons flingueurs plutôt que des quartiers sensibles, déjà ? La nana ne peut-elle pas juste s'exprimer normalement ? Ici, c'était un peu en mode « d'jeuns » (mdr) poussé à fond les ballons, et ça sonnait juste tellement faux que j'ai décroché à partir de là.

Le reste, et je ne m'y attendais pas forcément de cette maison d'édition, sonne finalement comme un roman « feel-good » (terme qui, je le précise, n'est pas péjoratif pour moi, comme tout genre), mais du pire côté de la Force, en mode Maud Ankaoua ou ce genre de blabla. Oui, effectivement, il s'agit de décrire le courage quotidien, et notamment celui des femmes, face à l'adversité. L'importance de la solidarité aussi. Mais c'était tellement convenu ! Si prévisible et, surtout, pourquoi ô pourquoi teinter ça d'un mysticisme très sérieux ? C'est absolument tout ce que je déteste. Je pense être une lectrice tolérante, ouverte, mais là, on aurait dit un mauvais manuel de développement personnel et ça m'a laissé sur le carreau.

Du coup : il m'a fallu huit jours. HUIT JOURS pour lire soixante-dix pages, et c'est là que je me suis dit : lecture pro ou pas, il faut savoir dire stop. Ce roman n'était pas pour moi ; voilà, je ne l'aimais pas et je l'ai donc abandonné là.

Je dirais tout de même, pour un peu de po-si-ti-vi-té ! : la construction en enchevêtrement est bien fichue, les dynamiques entre les personnages sont fluides et crédibles, sans que cela ne paraisse poussif. C'est un aspect plaisant de la chose, car il y a un côté agréable à détricoter comme ça les rapports entre les unes et les autres.

Pour le reste, je n'ai simplement pas apprécié cette lecture, voilà. Ça arrive !

"Tu sais on a souvent peur d'échouer, mais c'est de ne pas essayer qui est un échec. On apprend en faisant, même en faisant des erreurs. Quand on se retourne, on s'aperçoit que tout a compté, qu'il n'y a rien eu d'inutile."

Je le conseille si...

Vous aimez ce genre de romans : vous allez être comblé, car l'exercice me semble vraiment bien réalisé.

En refermant le livre

Je me dis que j'aurais dû me résoudre à l'abandonner plus tôt. Toutefois, c'était, disons, intéressant à continuer pour le travail d'écriture derrière. Et je ne m'acharnerai pas davantage à juger un roman que je n'ai pas terminé.