Gardiens des Cités Perdues, tome 2 : Exil
Shannon Messenger
Fantasy jeunesse · Aventure
Gardiens des Cités Perdues, c'est une saga dans laquelle je me suis lancée avant le Noël de l'année dernière, et l'achat du tome 1 pour ma nièce. J'ai eu envie de le bouquiner avant histoire de voir ce que ça donnait, et si tout n'était pas parfait, j'ai plutôt passé un bon moment, sufisamment en tout cas pour continuer.
L'histoire, en quelques mots
Nous poursuivons l'histoire de Sophie au sein du monde des Elfes. Bien qu'elle trouve peu à peu ses marques et consolide ses amitiés, Sophie est toujours en proie à des questions sur ses origines, et surtout, sur la véritable puissance de ses pouvoirs et le pourquoi de leur existence. Lassée d'être une curiosité, elle trouve du réconfort auprès de Sylveny, une alicorne - animal ô combien rare - recueillie récemment par ses parents adoptifs Grady et Edaline, et à laquelle elle semble étrangemment liée.
Mes impressions
Ce second tome fut une lecture globalement agréable, bien qu'il me faille reconnaître l'avoir traîné avec moi un certain temps. Disons que je n'avais pas une envie dévorante d'y revenir sans cesse, tant les deux premiers tiers - pas inintéressants pour autant - sont plan-plan. Je conçois qu'il faille récapituler l'univers, ouvrir quelques portes également pour permettre à l'intrigue d'affluer, mais il y a ici de vraies longueurs. Et durant ma lecture, je me disais que si à chaque fois les tomes suivants sont ainsi (deux tiers longs, un dernier tiers action), on va vite se retrouver face à un os, à savoir la lecture continuée par dépit.
C'est dommage, parce que malgré les gros sabots de cet univers très américain et coloré/bubblegum (qui n'a pas, sans faire de comparaison lassante, la malice et la subtilité d'un HP par exemple) , j'ai encore apprécié m'y plonger. Les protagonistes principaux sont attachants (particulièrement le quatuor Sophie/Fitz/Keefe/Dex), présentant de belles variations sur l'amitié. Je crois d'ailleurs que c'est davantage cela qui me fait revenir vers cette série pour l'instant que le simple univers développé, malgré l'attrait mystérieux de la fameuse société secrète du Cygne Noir.
Et de ce côté, les choses avancent un peu. Je leur en veux, à ces probables adultes, d'être aussi mystérieux, car Sophie et ses comparses sont des enfants forcés de prendre de nombreux risques, au nom d'une cause dont ils ignorent tout... Mais j'ai aussi conscience qu'il n'y aurait pas de roman sans cela ! Néanmoins, c'est toujours un point de l'histoire qui me gêne depuis le tout premier tome. Voilà, je le pose ici.
— Je me disais que c'était peut-être possible. J'ai réussi tant d'autres choses impossibles. Pourquoi pas celle-ci ?
La seule qui avait de l'importance.
Les larmes aux yeux, elle repoussa la culpabilité : l'avertissement de Tiergan résonnait dans sa tête.
Je le conseille si...
Vous aimez la fantasy jeunesse tendance aventure et un style d'écriture simple et accessible.
En refermant le livre
Un second tome non pas en demi-teinte, parce qu'il est bon en soit, mais qui me fait redouter un schéma remplissage/action sur la fin.